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mercredi 28 août 2019

Pays baltes, entre mer et forêts, sur les traces de l'ex Urss (5/8)


Nous reprenons la route vers l'Estonie.
Initialement, je souhaitais rejoindre Parnu, nous laissons finalement la ville de côté pour rejoindre le ferry qui nous permettra de rejoindre l'île de Muhu puis celle de Kuressaare.
En attendant, ce sont de longues lignes droites et rectilignes à l'ombre des pins qui constituent le décor.
Alors que nous sommes sur une petite route et que nous n'avons pas croisé la moindre voiture depuis des dizaines de kilomètres, la chaussée s'élargit subitement. Après vérification, il s'agit de la route la plus large d'Estonie, car elle intègre une ancienne piste d’atterrissage secrète et soviétique.


La route se rétrécit après quelques centaines de mètres, retour à la normale.


Nous arrivons à 18h30, embarquons à 18h45 pour une vingtaine de minutes de traversée.



Petit parking sur Muhu, le long d'un parc avec jeux pour enfants.


02/08/19 

Jour: 89 km     Total: 3361 km

Le village d'Orissaare (Ile de Saaremaa) a une particularité : son terrain de football. Lorsque la municipalité a voulu déraciner un chêne centenaire pour y installer un terrain, le chêne a résisté. Depuis, il est considéré comme sacré et trône au beau milieu du périmètre, juste en face d'un but, les joueurs n'ayant d'autre choix que le contourner.




Petit camping avec son traditionnel plan d'eau. Les enfants pêchent, pataugent et je lis allongé sur un transat.


Mes jambes me démangent assez rapidement, je rejoins Salme à vélo pour tirer un peu d'argent. C'est dans ce bled que l'on aurait retrouvé l'un des plus vieux bateaux Viking. Ça, c'est pour la petite histoire... Autrement, Salme est un village désert où l'on ne croise personne. Comme un peu partout dans les Pays Baltes, le moindre petit bourg possède quelques barres d'immeubles de quelques étages, héritage de l'ancienne URSS. C'est le cas ici aussi, c'est étonnant. Pas de port, pas de bateau, pas de pêcheurs (les poissons ont déserté cette partie de la Baltique), pas âme qui vive. La mairie semble fermée depuis longtemps. Évidemment, je n’accroche pas mon vélo, quand il n'y a personne, il n'y a pas de voleur.
Je n'ai pas vu de plage non plus. Eurêka ! Les gens sont à la plage ! Si je la trouve, je trouverais donc les habitants.

Je suis un sentier et je tombe sur un affreux monument en mémoire des victimes de la guerre. Je poursuis pendant quelques kilomètres avant de trouver un autre accès. Les dalles en bois sont défoncées et mises en vrac sur le côté et je atteins enfin une longue plage absolument...déserte.





Je n'ose pas imaginer la tristesse des lieux au mois de novembre dans ce bout du bout de l'Europe.

Comme partout, cependant, les jardins sont superbement entretenus, la pelouse tondue au millimètre.

03/08/19 

Jour: 34 km    Total: 3395 km

La ville de Kuressaare est la capitale de l'île.
Son château (14ème) est remarquablement conservé. L'intérieur abrite le musée de l'ile. Belle surprise lors de ce samedi animé.
















Les trois rues qui constituent le centre-ville sont elles aussi investies par les promeneurs mais le tour est très vite fait.












Après-midi de repos.

04/08/19 

Jour: 273 km    Total: 3668 km

Au bout de l'île, le phare de Storve est un phare du bout du monde. Construit sur une avancée de sable qui se rétrécit progressivement jusqu'à disparaître, il se visite et offre une vue panoramique et spectaculaire.











L'Estonie est réputée pour ses impacts de météorites. Pourquoi l'Estonie, je n'en sais franchement rien, mais je ne suis pas certain qu'ils constituent un attrait majeur pour le touriste. Le cratère de Kaali est circulaire, mesure 100 mètres de diamètre et se résume à un trou rempli d'eau.



50 kilomètres plus à l'est, nous sommes dans la longue file de véhicules qui attendent le ferry pour rejoindre la terre ferme. 2 heures d'attente.


Nous coupons à travers bois par les routes secondaires. Depuis des dizaines de kilomètres nous n'avons pas croisé une voiture. Alors forcément, le gros pick-up qui me colle subitement apparaît suspect. Si les polars estoniens n'existent pas, j'ai un scénario bien ficelé à soumettre. Dans l'obscurité des forêts de pin, pas de témoin, le gredin à le champ libre.

Finalement, fausse alerte, au bout de quelques kilomètres, nous retrouvons une route principale et la civilisation qui va avec.



Nous arrivons tardivement à Padise où se trouve un monastère en ruine que l'on peut explorer librement. Malheureusement (ou heureusement), l'Union Européenne a entrepris un programme de restauration. En guise d'exploration, je me heurte aux grillages et aux échafaudages.

Petit parking en bordure de forêt. Les garçons ramassent depuis le début du voyage chaque bâton qui a une forme d'épée, d'arc ou autre revolver.

Le vide-poche de la portière du camion se remplit de bois, ils se battent avec. Il va falloir procéder à un déchargement discret...


05/08/19

Jour: 141 km    Total: 3809 km

Je ne prépare plus beaucoup les voyages mais j'avais repéré un lieu étonnant que je voulais visiter et qui nous a causés un petit détour.

La prison de Rummu a été construite dans les années 40. Édifiée dans une carrière, elle nécessitait un entretien régulier afin de colmater les infiltrations.



Avec la chute de l'URSS, le site a été abandonné, l'eau a envahi la prison et un lac s'est formé. Restent les murs, les tours d'observation cerclées de barbelés.
Aujourd'hui lieu de mémoire et de loisir (Le week-end, les estoniens viennent s'y baigner), l'ambiance y est extraordinaire et sordide à la fois.










Nous arrivons à Tallinn que nous parcourons dans tous les sens à pied. Les ruelles médiévales sont envahies par les touristes, mais la ville est superbe et animée.



Le restaurant choisi au hasard sert des plats immondes et hors de prix, personne ne finit son assiette.



















Nous gagnons le parc national de Laheema à 70 kilomètres au nord-est de la capitale.
Composé de forêts situées sur la côte, il promet de nombreuse randonnées.



Nous finissons la journée sur le parking de Vosu, face à une belle plage balayée par des vents violents.


J'emmène les garçons en promenade de reconnaissance, avouons que les points d'intérêt sont limités.

06/08/19 

Jour: 185 km    Total: 3994 km

5 kilomètres de randonnée à travers les bois. Encore une fois, tout est bien organisé. Le Visitors Center fournit des cartes détaillées au prix de 10 cents et les sentiers sont bien balisés.

L'ambiance en forêt est formidable, nous avons l'impression d'y entrer si profondément qu'on en oublie la civilisation. Évidemment, le calme est relatif, comme d'habitude, les enfants ne cessent de parler. La contemplation, ça vient à quel âge ?








Altja est un ancien village de pêcheurs. Il a conservé trois ou quatre bicoques en front de mer. Des cars de touristes viennent jusqu'ici pour les contempler. C'est aussi ce que nous avons fait. Le site est beau, de là à faire un détour...








Il se met à pleuvoir, des cordes. Nous dormons sur le parking d'une guesthouse pour quelques euros à 15 kilomètres au nord de Tartu, deuxième ville d'Estonie.

07/08/19 

Jour: 137 km     Total: 4131 km

Tartu est une jolie petite ville.











Nous y dégustons de bonnes crêpes et découvrons le musée du jouet.
Un musée qui expose l'histoire et la diversité du jouet. Mes enfants découvrent ainsi le radio-cassette dans « la chambre des années 90 ».
Bref, au premier étage, une immense salle de jeu est ouverte aux enfants à l'étage. On se déchausse sur le parquet en bois et l'on emprunte des jouets en bois, des déguisements, on dessine... Malgré la présence d'une dizaine d'enfants, c'est le calme et la sérénité qui règnent... à peine troublés par nos garçons. L'impression d'être à la maison.





Il se met à pleuvoir, nous prolongeons la séance. A 16h00, la salle doit fermer, je vais chercher le camion situé à 1,5 km de là. L'occasion pour moi de faire quelques photos en solitaire, notamment celle de ce musée qui s'est progressivement affaissé et qui est désormais sauvé.





Un orage terrible éclate alors que nous arrivons au pied du Suur Manamagi, plus haute montag... colline des pays baltes.

Le parking en bord de route est peu accueillant, nous posons finalement  nos roues 9 kilomètres plus loin, à Rouge, et, comme par magie, le soleil revient.




Un russe alcoolisé vient me poser des questions que je ne comprends pas. Il s'énerve, me répète sans cesse la même chose, s'emporte et s'en va.

08/08/19 

Jour: 481 km    Total : 4612 km

Depuis qu'on a quitté la côte, les touristes se font rares. Ne serait-ce pas parce qu'il y a pas grand chose à voir ? Peut-être mais c'est très appréciable.

L'objectif de la matinée est donc « l'ascension » Suur Manamagi et ses 318 m (qui en font le plus haut sommet des Pays Baltes). Point d'équipement spécifique et de préparation physique, une petite centaine de marches mènent à une tour. L'ascension finale se fait par des escaliers (que nous empruntons) ou par ascenseur.

Bon, ce n'est pas le paysage du siècle, mais c'est l'occasion pour Émile d'utiliser ses jumelles et son nouvel appareil photo. Verdict : ne vaut pas le détour, on passait par là...






A Balu, petite ville peuplée par des russes (la frontière est toute proche), nous déjeunons à quatre pour 7 euros.






La pluie et le vent redoublent. Nous poursuivons la route espérant trouver des cieux moins hostiles.





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