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Ce blog étant encore en phase de rapatriement, certains voyages sont incomplets. Si vous désirez consulter ces carnets, vous pouvez, pour le moment, y avoir accès sur l'ancien site http://www.planete-montagne.fr/. Bonne route...

mercredi 31 août 2011

Près d'ici - Paris sur Gange, la fête de Ganesh dans l'Inde parisienne

Chaque année, le dernier weekend d'août, la rue Pajol (Paris 18ème) est en effervescence. C'est le lieu de départ de la fête de Ganesh, divinité hindoue à tête d'éléphant et de son défilé de chars et de musiciens. Ce dimanche 28 août 2011, la rue du Faubourg Saint-Denis a des airs de Bombay...



Ganesh représente pour l'hindouisme, le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir.


La foule est venue nombreuse, principalement indienne. Saris multicolores et costumes taillés, les beaux habits ont été sortis.
Les joueurs de flûte, de nageshvaram et de tambour, des danseurs et danseuses, des centaines de noix de coco brisées à même le sol préparent l'arrivée du char exposant la statue de Ganesh. Tout au long de la procession, des offrandes et des boissons sont offertes à la foule.


Les odeurs, les images et les sons enivrent, l'espace et le temps sont chamboulés.




































 

mardi 16 août 2011

Argentine, sur les routes du nord-ouest

Premier "grand" voyage pour Gaspard (14 mois). C'est donc sur les routes argentines que nous allons l'initier à l'Amérique du Sud. 4359 km sur l'asphalte et le gravier, un voyage sur la route en direction du nord-ouest, un voyage à flanc de cordillère dans l'immensité de l'hiver austral...



21/07/2011
Quelques courses et confirmations ici ou là (voiture, vol pour Iguazu) et promenades à pied dans les rues de Buenos Aires, sous le soleil.


22/07/2011







Puis, nous parcourons l'immense zone piétonne de la rue de Florida et l'avenue du 9 juillet (Avenida de 9 Julio) en long, en large et en travers ( les argentins disent qu' elle est, de ses 140 m, la plus large au monde, elle est à vrai dire très très large).











Nous partons demain en avion (toujours !) pour Iguazu.

23/07/2011

Départ en avion pour Iguazu.
Ce qui marque des la sortie du centre de Buenos Aires, ce sont les innombrables bidonvilles aux portes du centre ville.


1h35 de vol, nous arrivons à Puerto Iguazu, dans la verdure et la chaleur (25 degrés). Puerto Iguazu est une petite bourgade assez "far west", à la frontière brésilienne, au milieu de la jungle et striée par des routes de couleur ocre. C 'est surtout le point de départ pour visiter les chutes d Iguazu.






24/07/2011

Départ matinal  en bus pour le parc national crée pour préserver ces chutes inscrites depuis 1984 au Patrimoine Mondial de l'Unesco.
Le bus s'arrête après plusieurs arrêts à l'entrée du parc puis un petit train nous emmène au départ des différents itinéraires.
Beaucoup de monde, un coté Walt Disney en matière d'organisation mais le lieu est extraordinaire. Il s agit en fait de lieux car les itinéraires nous emmènent en bas, en haut de diverses chutes ( il y en a 275 sur une longueur de 2.5 km !), le tout dans une foret tropicale luxuriante habitée en outre par les touristes le jour, par des singes, des coatis et parait-il, des jaguars...
La puissance phénoménale que dégagent ces millions de tonnes d'eau impressionnent. Le nuage d eau dégage par les chutes empêche de voir leur base et crée une atmosphère, en plus d'être assourdissante, féerique. On imagine les premiers européens découvrant le site au 16ème siècle...




















Ce parc est du coté argentin, la majorité des visiteurs visitent également le coté brésilien, ce que nous ne ferons pas par manque de temps. Nous reprenons demain l'avion pour Buenos Aires.

25/07/2011

Comme partout, Gaspard focalise l'attention. A chaque fois que l'on entre dans un lieu, des gens viennent lui caresser la joue ou lui dire bonjour. Pour nous, ça facilite le contact avec les gens (à défaut de parler espagnol...). Si les autres ne viennent pas vers nous, Gaspard repérera toujours une petite fille ou un petit garçon à saluer. L'aéroport de Puerto Iguazu n'échappe pas à la règle.
Nous dormons tous les trois dans l'avion qui nous ramène à Buenos Aires.


Quelques courses en fin d'après midi dans cette ville qui nous est déjà tellement familière.

26/07/2011


Ce matin, nous prenons possession de la voiture que nous avons louée. Notre Opel (Chevrolet) Corsa arrive... Face à l'amas de bagages qui condamnent définitivement l'accès au trottoir, le loueur nous prend en pitié et pour le même prix va nous chercher une voiture un peu plus grande (cinq portes et un coffre). Encore une fois, c'est le capital sympathie de Gaspard qui agit, à défaut d'être le notre...

Nous avons eu la bonne idée de louer un GPS avec la voiture. Assez utile pour sortir de Buenos Aires et ses 13 millions d habitants ( plus de 3 millions intramuros).

Au programme, 300 km jusqu' à Rosario. Pas grand chose à voir sur la route, la pampa et un peu de bétail mais l'atmosphère est enivrante. Nous prenons la route, une route pourrie avec des stations-services terreuses et délabrées.

Trois stations services à sec de super. C'est un mystère que nous tenterons de résoudre les jours suivants, nous en avons finalement trouvé.

Rosario, ville de 1.2 millions d habitants, tranquille et agréable à parcourir à pied. La ville abrite notamment la maison natale de Che Guevara.




Grande promenade dans les rues piétonnes animées et sur les quais récemment réhabilités, une halte paisible avant de reprendre la route pour Cordoba demain.





27/07/2011

400 km, toujours vers le nord ouest pour gagner Cordoba, deuxième ville du pays.
400 km de pampa, plate et venteuse. On ne compte plus les buissons qui traversent l'autoroute, emmenés par le vent et les chiens écrasés.
Sur l'autoroute, les policiers procèdent à des contrôles mais sans prévenir. Les voitures roulent à 130, et d'un coup, on passe entre deux plots, on a 50 mètres pour s'arrêter...
400 km sans une station service ou pour être précis, la première rencontrée était au kilomètre 389. C'est dans cette aire qu' une meute de chiens a poursuivi sans relâche un motocycliste, nous obligeant a nous confiner dans la voiture...
Nous sommes à Cordoba, ville animée dotée au niveau architecture du bien (architecture coloniale) comme du pire. Le tout, se mélangeant sans scrupule.


La place San Martin est très animée et la cathédrale qui s y trouve attire avec ferveur la population.









Promenades au gré du vent dans les rues piétonnes de Cordoba et de la viande argentine (lomo) pour le repas.

28/07/2011

Ce matin, nous visitons le mémorial des massacres perpétués entre 1976 et 1983 (30 000 personnes disparues) et nous prenons le temps de humer l'atmosphère agréable de cette ville.




Comme a Buenos Aires, des musiciens a chaque coin de rue.





29/07/2011

Ce matin, nous avons mis le réveil. En effet, nous devons rejoindre Tucuman ( de son vrai nom San Miguel de Tucumañ), située à 570 km de Cordoba. Point d'autoroute et aux dires du réceptionniste de l'hôtel, moult camions plafonnant à 80km/h.
Petit calcul rapide: 570/80 = Un peu plus de 7 heures de route sans compter les arrêts, avec Gaspard qui a un moment ou un autre, nous réclamera le droit au mouvement... Nous partons donc sitôt le jour levé, jusqu'à ce feu rouge, au kilomètre 4, où un chauffeur de taxi nous avertit que nous avons un pneu crevé.
Arrêt à la station service la plus proche, gonflage et ... on ne sait pas trop quoi faire. Peut-être est-ce une crevaison lente ? Peut-être était-il seulement dégonflé ?
Nous roulons 3 kilomètres et vérifions. RAS.
Nous roulons 15 kilomètres et vérifions. RAS.
Nous roulons 50 kilomètres et vérifions. RAS.
Finalement, nous continuons. RAS.
Nous voici donc sortis de la banlieue de Cordoba, et là, pas de surprise, les banlieues sont vraiment des banlieues... Des centaines de camions et le compteur ne dépasse pas les 70 km/h. Puis quelques collines et du bétail, des charmantes fermettes avec des pickups déglingués. Enfin, un péage et plus personne sur la route si bien que nous roulons à 120 dans les longues lignes droites de ce nord-ouest argentin.
Encore une fois, l'essence semble rationnée, le pompiste ne me met que 8 euros de super.
Quelques espaces désertiques et couverts de sel  traversés et nous arrivons à Recreo, lieu tout à fait indique pour faire une pause. Recreo est à 270 km de Cordoba, à 300 de Tucuman. Autant dire que l' endroit est perdu, balaye par la poussière. Il s'agit de ce genre de villages étapes sur les grandes routes, ces villages où la place centrale est la station service et son restaurant miteux, le lieu de sortie dominicale. J'adore ces ambiances perdues, rudes où finalement les gens vous accueillent avec chaleur...




Nous repartons rassasiés et, le long de la route, le paysage contraste avec ce que nous avons vu du pays. J ai l'impression d'être dans certains villages de Bolivie. Les charrettes ont remplacé les camions, des gauchos à cheval circulent le long des routes, les villages sont faits de poussière et de vent et les sacs plastiques recouvrent tout ce qui leur barre le passage. C'est impressionnant ce décalage avec Buenos Aires, ce sont deux visions totalement opposées du pays.
Nous arrivons finalement à Tucuman après sept heures de route.
Tucuman est la ville où a été proclamée et signée l'indépendance de l'Argentine en 1816. Le bâtiment en question est donc la curiosité du coin. La place de l'Indépendance est agréable, la cathédrale (habituelle) est grandiose, les rues piétonnes sont vivantes. Une ville sympathique bien que Tucuman ne soit pour nous qu'une étape pour rejoindre les montagnes de Salta demain.







Presque 1300 km au compteur de la corsa.

30/07/2011

300 kilomètres au programme pour rejoindre Salta. Partout, de petits autels en l'honneur de Gaucho Gil.

Selon Wikipedia:" Les histoires populaires varient, mais, en termes généraux, la légende raconte que Antonio Gil était un gaucho travailleur rural et dont une veuve fortunée s'éprit ou eut une relation amoureuse avec lui. Ceci valut à Gil de s'attirer la haine des frères de la veuve et du chef de la police locale, qui avait courtisé cette même femme. Étant donné le danger, Gil laissa le champ libre et s'engagea pour combattre dans la Guerre de la Triple Alliance (1864-1870) contre le Paraguay. Après son retour, il fut recruté par le Parti Libéral pour combattre dans la guerre civile correntine contre le parti d'opposition Autonomiste, mais Gil déserta.
Selon la légende, finalement capturé, il fut pendu par le pied à un caroubier, et tué d'une entaille à la gorge. Gil dit à son bourreau qu'il devrait prier au nom de Gil pour la vie de son fils, qui était très malade ; le bourreau fit ainsi et son fils guérit miraculeusement. Il donna au corps de Gil un enterrement approprié et les personnes qui apprirent le miracle construisirent un sanctuaire qui n'a cessé de grandir jusqu'à aujourd'hui."



Une fois de plus, nous faisons trois stations avant de trouver de l'essence. La route s'en va dans les collines et au fur et à mesure que les kilomètres défilent, la température baisse. Le ciel est couvert, arrivés à Salta, il fait 8 degrés à 13h00.


Salta, ville au pied des montagnes, avec son habituelle place et son habituelle cathédrale devant laquelle les piétons se signent au passage... Ses bâtiments coloniaux sont remarquablement conservés, et le centre, pas très grand est très accueillant. Des cafés sous des arches attendent le client (qui préfèrent rester au chaud). Les rues sont désertes jusqu' à 16h00, la sacro-sainte sieste a de nombreux adeptes.









Rencontre entre Gaspard et une petite argentine qui lui offre une petite voiture...


Nous restons 3 nuits à Salta.

31/07/2011

Le meurtre des deux françaises fait la une des journaux à Salta.

Ce matin, nous avons visité le MAAM (Museo de arqueologia de alta montaña de salta) où reposent les trois enfants sacrifiés par les Incas au 16eme siècle et retrouvés à 6739 m d'altitude (sommet du Llullailaco) en 1999 par une équipe internationale d'archéologues. Agés respectivement de 6,7 et 15 ans, La Niña del Rayo, El Niño et La Doncella sont les momies les mieux conservées au monde, compte-tenu de la température (-20 degrés) et du peu d'oxygène disponible au sommet du volcan. Cheveux, sourcils, dents, peau... La vision du corps fait froid dans le dos.
Le musée a par ailleurs recrée l'atmosphère qui règne à l'endroit où elles ont été trouvées.
Une polémique fait par ailleurs rage en Argentine, une partie de la population considère que les sépultures de ces enfants ont été profanées.
A 13h00, il fait 5 degrés...








A 16h00, Gaspard fait ses premiers pas tout seul !

01/08/2011

Départ tardif pour une petite promenade en voiture, initialement prévue d'1h30. Finalement, nous laissons La Caldeira sur notre gauche (lieu initial de la promenade) et poursuivons la route. J'aimerais aller jusqu'à Purmamarca, village indien dans la Quebrada de Huamhuaca.
Sur la  carte, 70 km jusqu'à Jujuy puis quelques dizaines de kilomètres pour atteindre le village planté à 2200 m d'altitude...
Au final, une route tortueuse a souhait, une route humide et une température de zéro degré retardent un peu notre avancée.







Nous arrivons à Purmamarca après trois heures de route (sans biberon et sans batterie de rechange pour l'appareil photo).
Le lieu est magnifique, autant que la route qui y mène. Montagnes et cactus géants bordent le bitume, le ciel est bleu profond.



















A Purmamarca, une montagne est classée patrimoine mondial de l'Unesco, sept couleurs la parent, du rouge au beige, en passant par le vert.
L'ambiance est très "altiplanienne" : une place, une petite église blanche et des baraquements en pisée ( terre), le tout dans une atmosphère poussiéreuse et glacée. Des restes de neige parsèment le sol.
Déjeuner dans une gargote, et déjà, il faut retourner...


Redécouverte de Salta sous le soleil d'hiver.




02/08/2011

Départ de Salta pour Cafayate, haut lieu du vin argentin. On m'avait prévenu, la route est belle. La route est en fait extraordinaire. Toutes les couleurs se mélangent sur les parois que tranche la route. Une route merveilleuse, une route rare.


















Arrivée à Cafayate après 200 km, ville de vin à 1800 m d'altitude, ville calme ou les chiens courent sans cesse autour de la place, pourchassent les ânes et les pickups des gauchos venus apporter la viande aux restaurateurs.














Nous y restons deux jours, ce qui nous permettra notamment de définir les prochaines étapes du voyage. Nous passons devant l'école primaire, les gamins s'agrippent au grillage, Gaspard en fait autant.

03/08/2011

Nous prenons la route aujourd'hui pour la Vallée de Calchaquies. Objectif: gagner Angastaco. Moyen: 23 km de route, 54 km de piste.




L'objectif de cette promenade n'est pas le village en question mais la piste qui y mène. Elle traverse "Las Flechas", des formations rocheuses en forme de pics aiguisés dignes de n'importe quel western. La Corsa tient le choc sur les pistes caillouteuses. Le paysage est encore une fois époustouflant, nous n'en perdons pas une miette, Gaspard non plus. Les villages sont perdus et vivent dans le sable et le vent.














Arrivée à Angastaco à 2100 m d'altitude. Après 54 km de poussière, le bitume, comme par miracle.


Retour tranquille à Cafayate.
La Corsa a déjà 2300 km au compteur.

04/08/11

La route qui doit nous mener aujourd'hui à Tafi Del Valle, emprunte un col à 3050 m, le col "du Petit Enfer" (Enfernillo).



80 km avant le col, nous faisons une pause aux ruines de Quilmes, une cité fondée au 11ème siècle par les indiens Quilmes. Ces derniers ne résistèrent pas aux espagnols qui les déportèrent en 1667.
L'endroit est niché à flanc de montagne, parsemé d'énormes cactus (Cardon) de plusieurs mètres de haut et jouit d une vue panoramique sur l'immense vallée que nous suivrons les jours à venir.









La route s'élève donc jusqu' à ce fameux col du Petit Enfer.




La vue est périphérique et spectaculaire. 3050 m, la route devient piste et plonge jusqu' à Tafi Del Valle, bourgade d'altitude à 2200 m. Tafi Del Vallee est entourée de montagne et obtient la faveur des argentins en été, lorsqu' il fait trop chaud dans la plaine. La cité est cependant éteinte pendant cet hiver austral et nous peinons à trouver un restaurant qui ouvre ses portes avant 20h30.





05/08/2011

Départ de Tafi pour poursuivre plein sud sur la fameuse Route 40 (Ruta 40). La Route 40, c est un peu la route 66 des américains. Elle traverse le pays du nord au sud en passant par les montagnes, à savoir de la frontière bolivienne jusqu' à Ushuaia sur 5224 km.
Nous repassons donc le col franchi la veille et nos roues foulent à nouveau la route 40, direction plein sud.



Appelée route Nationale, la 40 est en fait par moments une simple piste. Ainsi, notre itinéraire, aujourd'hui, emprunte 40 km de sable et de rocaille, jusqu' au village de Hualfin ou des vues spectaculaires sur les glaciers des Andes s'offrent à nous.







Souvent, la route est une large bande de bitume, rectiligne pendant plusieurs dizaines de kilomètres, nous pouvons ainsi rouler à vive allure, (cheveux au vent) au beau milieu de ces montagnes isolées et désertiques.
Nous arrivons à Belen, village de bord de route. L'église semble obliger tous les passants, quelque soit leur moyen de locomotion, à se signer devant elle...







06/08/2011

La route, aujourd'hui, est encore magnifique. Les étendues que nous traversons semblent sans limite.





Nous arrivons cependant à Chilecito, ville western bordée de cactus et de neiges éternelles. A 14h00, personne dans les rues. C'est l'heure de la sieste. Les commerces n'ouvrent qu' à 18h30...




En 1904, une société allemande y a installé un téléphérique afin d'extraire les minerais des montagnes environnantes. Les installations sont restées, un petit musée retrace l'épopée de ces mineurs.
650 pylônes, 40 km de distance et 3500 m de dénivelée, l'ouvrage est impressionnant. Nous nous en rendons compte malgré la visite guidée du musée en langue espagnole alors que nous ne le parlons pas.
 Il est possible d'accéder à la première station du téléphérique. L'escalier branlant et les planches vermoulues ne m'inspirent pas confiance. L'endroit semble pourtant être un terrain de jeu pour les gamins du coin.



L'autre curiosité de Chilecito est ce Christ de plusieurs mètres de haut qui domine la ville. Au pied, un petit parc ou Gaspard fait moult connaissances entre deux coups de toboggan.



Citons enfin l'incroyable musée San Francisco où se côtoient sur les mêmes présentoirs: des flamands roses empaillés, des armes anciennes, une chaine hifi Sony des années 80 ou des auto radios... La visite de plus d'une heure nous est faite par une mamie qui semble faire abstraction du fait que l'on ne parle pas espagnol ( en tous cas, notre espagnol ne nous permet pas de suivre la visite guidée d'un tel musée !). Une heure de commentaires à un débit torrentiel, nous avons eu du mal à contenir nos éclats de rire.
Petit tour de manège pour Gaspard, manège fabriqué maison avec de la récup.


07/08/2011

Nous quittons Chilecito et gagnons rapidement La Rioja, capitale de la province, à environ 200 km. Nous passons devant le panneau "USHUAIA 4000 km".

Petite pause à l'un des sanctuaires de la Diffunta Correa, femme qui aurait suivi son mari soldat dans le désert jusqu' à la mort (d'épuisement et de soif). Des sanctuaires lui sont dédiés, où les pèlerins déposent des centaines de bouteilles d'eau. Les routiers également semblent être attachés à ces lieux spirituels.



Cet après midi, repos, nous y restons deux jours.






3100 km parcourus.

08/08/2011

Repos dans cette ville agréable ou il fait chaud. Les cafés en terrasse ne désemplissent pas, il est difficile d'imaginer que c est l'hiver ici...
Anne Gaëlle et Gaspard ont retrouvé les plaisir des siestes post-méridiennes.


Nous partons demain pour Cordoba.

09/08/2011

450 km nous séparent de Cordoba, ou nous devons une nouvelle fois passer la nuit avant de rejoindre Buenos Aires.
Contrôle de gendarmerie où l'on nous demande pour la première fois les papiers du véhicule et le permis de conduire.
Contrôle de police. Cette fois-ci, il nous demande une "contribution". Je ne me vois pas lui donner quelques billets... Je refuse, il nous taxera deux clopes.
160 km/h dans une grande ligne droite. Au moment ou je veux doubler un camion, ralentissement. Arrêt. Le camion devant nous se fait contrôler, à coté, un trépied et un radar. Le camion redémarre, on est bon... Le policier nous fait un rand sourire et un signe de la main pour que l'on poursuive notre route et se remet derrière son trépied en visant les voitures... arrivant d'en face...
Route sinueuse dans les sierras de Cordoba, la file de voiture est ininterrompue.
A Cordoba, certains magasins sont livrés par des chevaux.



10/08/2011

750 km à parcourir avant de rendre la voiture à Buenos Aires.
Dans la banlieue de Rosario, la route traverse des bidonvilles. Un type jette des pneus devant les trois voitures qui nous précédent. Ils sont plusieurs en fait et ont déjà bloqué la voie opposée. Les trois voitures esquivent par le bas coté. Juste devant nous, l'un des gars nous fait signe de nous arrêter et jette un pneu.
Pourquoi barrent-ils la route ? Incapables de le dire.
Quoiqu' il en soit, on a encore 300 km à parcourir et à la vue de la longue file de véhicules qui se crée en face, je passe aussi par le bas-côté, malgré les protestations. Derrière, plus une voiture ne passe, l' autoroute est bloquée dans les deux sens. Nous poursuivons donc notre route.
Arrivés à Buenos Aires, nous rendons la voiture. La fin du voyage commence à se faire sentir, nous décollons vendredi soir...

11/08/2011





San Telmo






La Boca est un quartier populaire à touristes. Certainement les deux à la fois car les habitants ont eu coutume de repeindre les bâtiments avec les restes de peinture multicolore utilisée pour leur bateaux. Aujourd'hui, l'aspect pittoresque du quartier attire les touristes prêts à débourser quelques pesos pour voir un tango.













12/08/2011

Nous décollons ce soir pour Paris.
Trombes d'eau ce matin.  Nous visitons le congrès.






Vers 12h15, le ciel  s'est assombri. Je n'ai jamais vu ça... L'éclairage publique, les restaurants, les boutiques, les fenêtres des bâtiments se sont allumés. Il faisait nuit noir en plein jour. Ça a duré 15 minutes, la pluie est enfin tombée. L'ambiance était surréaliste, inquiétante presque...

Il est midi...


Divers








Nous quittons donc Buenos Aires, cette ville où nous nous sentons bien. A la fois européenne, latine et sud-américaine, Buenos Aires est fascinante, grouillante, paradoxale et raffinée...
A l'aéroport, des groupes de jeunes attendent leur avion pour Madrid. Ils participent aux JMJ (Journées Mondiales de la jeunesse). Chants religieux, bibles et prières attirent un grand nombre de passagers. La prière semble générale...
24 heures de trajet jusqu'à chez nous...

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