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vendredi 17 août 2018

Roumanie, Moldavie, Bulgarie: Tours et détours jusqu'en Mer Noire (4/5)


Le Danube, et du même coup la frontière passée, nous dormons sur le parking d'un hôtel sur le bord du fleuve. L'invasion de moustiques est stoppée nette par le passage d'un pick-up-fumigène, aussi toxique pour les humains qu'efficace pour les bestioles volantes en tout genre.




Je discute avec Anton, un Bulgare ayant travaillé quelques mois à Bordeaux.

03/08/18

Jour: 279 km   Total: 4659 km


La première promesse faite aux garçon était le visite du château de Dracula en Roumanie. La seconde était de passer quelques jours en bord de mer. Aujourd'hui, nous honorons cette dernière.
Évidemment, à leur plus grand désespoir, j'ai, sur le chemin, une église rupestre à visiter.

De plus, les propriétaires de l'hôtel nous ont conseillé une grotte.

L'église rupestre d'Ivanovo est extraordinaire. Accessible par une succession de marches, elle date du 12ème siècle et ses peintures n'ont jamais été restaurées.
Plusieurs scènes bibliques sont représentées, dont la cène du Christ.






La grotte d'Orlova Chuka est un réseau de galeries couvrant un peu plus de 13 km.
La visite est guidée et celui qui nous prend en main parle un peu français.
Les enfants sont ravis, d'autant qu'ils ont pensé à emmener leur lampe frontale, de quoi jouer les aventuriers.
Notre guide est jovial et d'une bonne humeur communicative. Dans la cavité appelée la salle de concert du fait de son acoustique, il nous chante du Piaf et du Joe Dassin.
Au cours de notre marche, il n'hésite pas non plus à sortir son harmonica. Un beau moment.




Direction la Mer Noire. Autoroute, bouchons à Varna et une petit camping au bord d'une petite plage à l'écart des foules...


Un transat, un parasol et une bière fraîche...




04/08/18

Jour: 0 km   Total: 4659 km

Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet...

05/08/18

Jour: 0 km   Total: 4659 km

Je répare la déconvenue de la veille. Aujourd'hui, je vais faire quelques courses à pied, avec mon appareil photo, à Golden Sand, une plage d'hôtels all inclusive où je peine à trouver des tomates et un concombre.


 
Je trouve tout de même deux planches de bodyboard pour les garçons.

Le reste n'est que farniente et baignades. On pourrait presque se croire en vacances (et non en voyage!).


06/08/18

Jour: 290 km   Total: 4949 km


La destination du jour est Veliko Tarnovo, ville située à environ 260 km de Varna.
Sur l'autoroute, un fracas nous informe que nous venons de perdre une fenêtre.
Je stoppe net et part sur la bande d'arrêt d'urgence pour tenter de la récupérer. Après deux bons kilomètres parcourus, je me résigne. Nous faisons tout de même demi-tour pour repasser à faible allure sur les lieux présumés de l'incident mais rien n'y fait, nous ne retrouvons pas cette fichue fenêtre.

A Targoviste, l'employé d'une quincaillerie nous déniche et nous découpe une vieille planche de contreplaqué poussiéreuse que je visse dans la porte. Ça fera l'affaire pour le reste du voyage.

La police est très présente sur les routes. Je suis toujours averti par les appels de phares des conducteurs qui arrivent d'en face. Dans un pays où doubler la voiture qui vous précède est un principe voire une religion, je comprends qu'il y ait un peu de solidarité à ce sujet.

Arrivés à Veliko Tarnovo, nous nous promenons dans la vieille ville et atteignons la remarquable forteresse de Tsarevets (12ème siècle) stratégiquement placée sur un promontoire dominant deux vallées.


S'il n'en reste pas grand chose, le lieu est sublime et la chaleur écrasante.
















Toute la famille traîne un peu les pieds, je suis le seul à avoir envie de me promener.
Le camping où nous atterrissons est tenu par deux anglais, la belle piscine met tout le monde d'accord.

Je ne résiste pas cependant à une promenade dans le village voisin. Comme en Macédoine, les avis de décès sont placardés sur les portes des maisons, sur les arbres ou sur les pylônes. Un village de maccabées...













Je rencontre un bulgare éleveur de pigeons. Il est fier de me faire une démonstration.


Encore de vieilles Ladas. J'aimerais m'en acheter une en France.

07/08/18

Jour: 323 km   Total: 5272 km


Le col de Chipka (1190 m) est un lieu de mémoire pour les Bulgares. Il fut le lieu d'une série d’affrontements entre les russes et le bulgares contre l'Empire Ottoman fin 19ème.

La route qui y mène traverse quelques villages caractéristiques de ceux que l'on trouve en Bulgarie, des villages dont une partie est à l'abandon, inachevée ou rouillée. Plus étonnant, des barres d'immeubles dans de petites villes éloignées de tout.

Le mémorial en lui même constitue une pause rafraîchissante, pour moi en tous cas, le reste de la famille n'ayant pas daigné (je peux finalement les comprendre) gravir les centaines de marches menant au monument.





Plovdiv sera la capitale européenne de la culture en 2019. En arpentant ses ruelles, on comprend pourquoi. Outre l'ambiance détendue et accueillante de la cité, elle possède de nombreuses églises, deux mosquées, des musées mais surtout un théâtre et un stade romains datant du 2ème siècle.



Le quartier ancien, tout en pavés et construit sur une des collines dominant la ville, cache de charmantes petites cours abritant de charmants cafés.














 



 




Initialement, j'avais pensé y dormir sur un parking, nous faisons la route jusqu'à Borovets, station de ski du massif du Rila) où nous trouvons un camping sommaire. Les garçons construisent des arcs, tout va bien...



08/08/18


Jour: 107 km  Total: 5379 km


Nous avons (les garçons) finalement réussi à convaincre la plus récalcitrante d'entre nous de prendre le télécabine qui mène au pied du Pic Moussala (2925 m), le plus haut sommet de Bulgarie.

Nous sommes déposés à un peu plus de 2300 m d'altitude. Nous redescendons jusqu'au village (1300 m). 3h30 de marche. Le silence, la nature, tous les sens en éveil... Pas vraiment. Les enfants, bon marcheurs et toujours motivés pour entreprendre une aventure, parlent sans arrêt. Pas à un moment, nous avons eu le silence pour jouir du paysage. Ne parlons pas des animaux sauvages, ils nous ont entendus à des kilomètres. Leur observation est donc vaine et archi vaine.









Les petits ont de l’énergie, nous sommes cuits.

La route nous conduit désormais à Rila, un monastère du 10ème siècle que j'avais repéré quelques années auparavant.


Éblouissant de par sa taille, sa situation et surtout ses fresques, il mérite largement le détour.
















Sur la route, les éboulements recouvrent la moitié des voies.

Au camping, je me plonge dans les cartes du retour.
L'option théoriquement la plus rapide serait de passer par la Serbie. Seulement, la traversée de ce pays nous fait passer deux frontières. Sortir de Shenghen, puis à nouveau y entrer. La frontière serbo-hongroise avait été longue à passer en 2014. De plus, j'ai lu, il y a peu, un article expliquant que la Serbie était un « cul de sac » pour les migrants et que les contrôles y étaient renforcés.

Avec notre fenêtre en bois et ma barbe de...trente jours, je préfère allonger le retour de 200 km, repasser par la Roumanie et éviter de longues heures d'attente.

De plus, dans le nord de la Bulgarie, une superbe citadelle dans des montagnes peu fréquentées nous tend les bras à Belogradtchik.

C'est décidé, le retour se fera par la Roumanie, puis l'itinéraire classique : Hongrie, Autriche, Allemagne.

Les enfants sont difficiles, il est temps de rentrer...

09/08/18

Jour: 295 km   Total: 5677 km

L'état de la route est aussi abominable que les paysages sont merveilleux. Des saignées lacèrent la route tous les 100 mètres m'obligeant à rétrograder en seconde. Les ouvriers sur les chantiers tentent d'améliorer un bitume en décomposition. Je ne sais pas s'ils y parviennent...

L'autoroute qui doit nous faire contourner Sofia, la capitale bulgare, est fermée. 1h30 de déviation et d'embouteillages.

Nous arrivons tardivement à Belogradtchik. La forteresse, construite sur un éperon rocheux à l'époque romaine et agrandie au 14ème, n'est plus qu'un vague souvenir. Hormis un mur d'enceinte et deux-trois portes, il ne reste rien.



Tout comme à Tsarevets, sa position est idéale. Cernée par des pitons rocheux tantôt ocres, tantôt beiges, elle offre au visiteur une vision panoramique et romantique sur les collines environnantes.






Parking dans les bois chez une petite dame bien sympa.

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