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dimanche 12 août 2007

Mali - Burkina Faso, le grand livre de l'Afrique (2/3)


27/07/2007


Objectif de la journée: rejoindre le Burkina Faso. 92 km, cela devrait être rapide ! Hier, départ annoncé à 8h00. Nous sommes prêts à 8h00. Coup de téléphone, départ à 9h30.
A 10h30, il manque cinq personnes pour faire partir le bâché (pickup rudimentaire).
A 11h30, il en manque toujours cinq. Le chauffeur nous propose de payer les cinq places, nous refusons, négocions et finalement partons à 12h30 ! 92 kilomètres, temps estimé: 4 heures de piste ! Nous sortons du Mali et arrivons à la frontière du Burkina Faso. Une dizaine de passagers descend, disparait et remonte une fois la frontière passée...
Le bureau est sombre, dénué. L'agent de police nous explique qu'il a mal aux yeux et c'est avec une grande peine qu'il remplit les formulaires, nous demandant constamment de vérifier tout ce qu'il écrit. " Anne, vérifie tout ce que j'ai foutu" lui demande-t-il pour qu'elle vérifie... Nous lui donnons du collyre, nous lui mettons du collyre, il nous raconte un tas d'histoires. Entre temps, la procédure fastidieuse ne progresse pas. "Tiens vous habitez aux Emirats ? Pierre donne moi ton adresse, je vais peut-être vous écrire" 45 minutes pour un coup de tampon, nous partons après avoir vérifié méticuleusement les données...
Peu après, contrôle de gendarmerie. L'agent de police dort dans un hamac, à l'ombre de deux arbres. Réveillé par notre arrivée, il procède à la vérification des passeports, sans même se lever de son hamac !
Enfin nous arrivons après 3h30 de piste à Ouahigouya au Burkina Faso. Nous retrouvons eau courante, électricité et bitume ! Nous dormons dans une pension tenue par une syrienne, elle nous accueille comme des rois et nous mitonne un repas salvateur après ces cinq jours de péripéties.
Prochaine étape: Ouagadougou.

28/07/2007

Journée de repos à Ouahigouya, le type de l'hôtel nous loue sa mobylette; il n' y a pas de taxi en ville. Ouahigouya est pourtant étendue, à l'heure où j'écris ces lignes, nous avons demandé à quelques rares propriétaires de voiture, s'ils pouvaient nous emmener demain à la gare routière... Nous cherchons encore !


29/07/2007

Finalement, la propriétaire de l'hôtel nous dépose à la gare routière et nous partons à l'heure. Nous arrivons également à l'heure à Ouagadougou après 2h30 de route droite et lisse.
Nous nous reposons l'après-midi.



30/07/2007

Après une bonne nuit de repos dans un hôtel pas cher et confortable, nous nous mettons en route pour trouver le bureau qui va nous prolonger notre visa qui expire jeudi.
Ouagadougou est une ville assez étendue mais contrairement à Bamako, la capitale du Burkina Faso n'est pas trépidante, elle est même calme et semble plus organisée.




Les centres d'intérêt sont peu nombreux mais l'atmosphère de cette grande ville africaine est agréable.
Première tentative au poste de police qui nous renvoie à l'aéroport. Petite discussion avec les agents de la police des frontière, ils nous envoient à l'autre bout de la ville.
Arrivés au bureau de l'immigration, il nous manque des photos. Nous faisons toute la rue, nous faisons nos photos et y retournons.
Restaurant pour récupérer de ces petites missions courtes mais fatigantes.

31/07/2007


Encore une petite journée "off" et pluvieuse. Nous devrions récupérer cet après-midi passeports et visas.
Nous partons demain matin en bus pour Bobo-Dioulasso, à environ 300 kilomètres à l'ouest de Ouaga.

01/08/2007

Cinq heures de bus pour Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, patrie des "Bobos" et des "Dioula". Décidément, les bus fonctionnent à merveille au Burkina: Départ et arrivée à l'heure.
Nous arrivons vers 15h00 à l'hôtel, juste avant que la pluie ne redouble d'intensité.
Après-midi de repos.


02/08/2007

Nous rencontrons Mohammed qui se propose de nous faire visiter la vieille ville appelée Kibidwe. Elle se compose d'une part des Bobos, de l'autre coté de la rivière, des Dioulas.
Nous passons devant la grande mosquée construite en 1893, chef d'œuvre d'architecture soudanaise et nous enfonçons dans les ruelles étriquées des vieux quartiers, où les étrangers ne sont pas admis sans être accompagnés d'un guide.



On célèbre des funérailles, la vieille ville est en effervescence.
Nous visitons les forgerons, les griots et les potiers. Nous visitons également le palais de justice, hall de terre et de chaume où sont réglées les affaires, à grand renfort de sorcellerie. Nous avons l'impression d'évoluer dans un village au cœur de la ville.









Nous quittons Mohammed et allons réserver les bus des jours suivants, notamment celui qui nous ramènera vers le Mali dans une petite semaine.
Discussion avec un touareg du Niger puis dîner avec Mohammed, avec qui nous refaisons le monde...
Nous partons demain pour Banfora.

03/08/2007


Après 1h30 seulement de bus à travers les grandes forêts peuplées de babouins, une longue sieste dans l'après-midi... En effet, la nuit fut courte et mauvaise.
Nous sommes à Banfora, une grand village ou plutôt une petite ville au beau milieu des champs de canne à sucre, une des plus belles régions du Burkina Faso, l'Afrique verte et luxuriante.
Nous prenons un taxi, Koné, à qui nous donnons rendez-vous pour le lendemain, afin qu'il nous véhicule sur les lieux de nos excursions.
04/08/2007


Réveil et départ matinal (7h00). Koné est venu nous chercher, il doit nous déposer au lac de Tengrela où nous devrions pouvoir observer les hippopotames.
La voiture se démarre sans clé puis arrêt à la "station service"... 
 

La Renault 9 de Koné tient le coup, elle craque et grince sur la piste de terre rouge, dans un décor luxuriant, composé de bananiers, papayers et goyaviers.



 

Nous parvenons aux abords du lac, il est 07h30.
Nous prenons une pirogue, le piroguier nous emmène vers une masse brunâtre, filant entre les nénuphars.
Nous passons à coté de plusieurs  hippopotames, visiblement peu dérangés ni même surpris par notre visite.
Il est impressionnant de penser que ce énorme animal est chez lui et que si on l'asticote, d'un coup de tête il nous met à l'eau.




Il ne se passera rien de tout cela, nous profitons du calme matinal pour observer ces gros herbivores, dans une pirogue qui peu à peu, prend l'eau...
Étape suivante, la cascade de Karguifela. Nous voulions y aller en mobylette mais les pluies diluviennes des précédents jours nous ont dissuadé.
Nous y parvenons après une dizaine de kilomètres de piste, à travers les rizières.
Encore une fois, la Renault 9 tient le coup...
La cascade est plus belle d'en haut que du bas, mais pour y accéder, il faut braver la boue. En effet, la saison des pluies rend plus difficile son accès.
Du haut, c'est toute la campagne environnante que l'on contemple.





Retour à l'hôtel puis nous louons une mobylette afin d'être plus autonome dans cette bourgade.

05/08/2007

Pluie battante et orages ponctuent cette journée. Nous voici trempés jusqu'aux os sur notre mobylette dont le moteur fume tant et plus...


Pluie battante et orages ponctuent cette journée. Nous voici trempés jusqu'aux os sur notre mobylette dont le moteur fume tant et plus...

06/08/2007

N'importe où, n'importe quand, tout le monde rencontre un ami, un frère, un cousin ou quelqu'un qu'il connaît.
Ces rencontres donnent lieu à des salutations. Nous même, lorsque l'on traverse une ville ou un village, on nous apostrophe: " le blanc", "le toubab"... Nous les avons certainement croisé quelques jours ou quelques heures auparavant.
Dans les campagnes en particulier, ces salutations peuvent durer près de 15 minutes.
"Bonjour"
"Bonjour"
"Ça va ?"
"Ça va "
"Sinon, ça va bien ?"
"Ça va bien"
"Et la famille ?"
"Ça va "
"Et les enfants ?"
"Ça va "
"Et les parents ?"
"Ça va "
"Et les amis ?"
"Ça va "
"Et la santé ?"
"Ça va "
"Et les affaires ?"
"Ça va "
Parfois, les salutations se poursuivent alors que l'un et l'autre sont déjà à 15 mètres et se réengagent 20 mètres plus loin...
Sinon, nous sommes à Bobo-Dioulasso pour deux jours.

06/08/2007

Nous sommes toujours à Bobo-Dioulasso, d'où nous partirons demain pour le Mali (10 heures de bus annoncées).
Réveil matinal et visite du musée de la musique de Bobo. Le musée, en plus de présenter divers instruments de musique traditionnelle, met en lumière leur rôle primordial tant dans la vie sociale que spirituelle.
Puis lecture paresseuse au soleil en regardant la ville s'activer.



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