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vendredi 15 août 2008

Costa Rica - Nicaragua, à l'ombre des volcans (2/3)



Lever à 5h30, nous partons pour Managua, capitale du Nicaragua. Nous retournerons au Costa Rica en fin de séjour, mais nous espérons y trouver moins de touristes et y découvrir les magnifiques villes coloniales qui s y trouvent.
Donc 10 heures de bus, dont deux heures de douane, et nous rejoignons Managua.
Sitôt la frontière passée, les taxis costaricains se sont transformés en tricycles et chevaux. Nous passons du pays le plus riche d'Amérique Centrale au plus pauvre, nous le ressentons immédiatement. Nous longeons l'immense lac Nicaragua et ses volcans, la pluie s'est arrêtée, il nous tarde de nous promener dans ce pays.
Après s'être faits avoir en beauté par un chauffeur de taxi, nous avons trouvé une sympathique chambre d'hôte dans cette capitale sans immeuble et sans nom de rue.



27/07/2008


Managua n'a pas beaucoup à offrir, parait-il, aux voyageurs. La ville ressemble plutôt à un énorme village dépourvu de centre. Néanmoins, lorsque nous arrivons sur les bords du Lac Managua, la fête bat son plein. Une célèbre chanteuse se produit sur une scène en plein air et les nicas sont tous de sortie...







 





Alors que San Jose se trouve en altitude (1150 m) et que l'air y est frais, la température à Managua (87 m) est bien plus élevée, nous retrouvons avec plaisir une trentaine de degrés.
Notre taxi ne s'arrête pas aux feux de peur de se faire braquer... Lorsque nous retrouvons la rue où nous logeons, des habitants ont sorti des chaises, les ont placées aux carrefours. Ils assurent ainsi la surveillance de leur quartier.
Bus pour Granada demain.

28/07/2008

Nous partons vers 9h00 en direction de la station de collectivos (minibus) pour Granada .


A peine arrivés, les chauffeurs se battent pour nous avoir dans le leur. S'en suit une petite cohue, nous finissons finalement par monter dans le premier venu.
1h30 de trajet tranquille et nous arrivons à Granada, ville coloniale merveilleusement conservée et restaurée, nichée sur les rives de l'immense Lac Nicaragua. Nous allons rester trois jours ici, le temps de découvrir les charmes que la ville offre parait-il aux visiteurs.
Première promenade, nous sommes stupéfaits par l'architecture et les couleurs. Beaucoup de monde dans les rues, peu de touristes, des rues vivantes, baignées dans la musique, des marchands ambulants et des papis immobiles investissent le parc central...
Le coup de foudre est instantané...



 

 















29/07/2008

Au large de Granada, sur le lac, se trouve un archipel de près de 400 îles résultant de l'explosion du volcan Monchambo tout proche ( Las Isletas) . Environ 2000 personnes y habitent, l'une d' entre elles héberge l'école. L'endroit est empreint d'un calme étonnant. Un restaurateur de Granada connaissait quelqu'un qui avait un bateau. Nous avons payé certes un peu plus cher, mais nous avons effectué à deux seulement, la promenade d'île en île...





Une fois rentrés, un tour chez le barbier et dîner en terrasse sur la place centrale.

 
30/07/2008

Le temps pour nous perdre un peu plus en profondeur dans cette ville qui nous plait tant.
Il est possible de monter au  niveau du clocher de l'iglesia Mercedes, vue imprenable sur les toits en tuile et le lac Nicaragua.





Retour à Managua demain.

31/07/2008

Départ tardif pour Managua.
A Managua, nous retournons chez cette famille qui loue dans sa propre maison, quelques chambres avec le sentiment de se sentir chez soi. En effet, la porte est ouverte, nous entrons, la mère est aux fourneaux, la fille regarde la télévision dans le salon...
Il se met à pleuvoir des cordes, j'ai fini les trois livres que j'avais emmenés mais j'ai trouvé pour quelques dollars un vieux bouquin d'occasion de Patricia Cornwell en français.
Après-midi détente et lecture.

01/08/2008

Ce matin, le marche oriental a brûlé à Managua, c'est d'après les informations collectées sur place, l'endroit le moins sur d'Amérique Centrale. Une large colonne de fumée s'échappe à l'horizon.
Départ matinal pour la gare routière des bus pour Leon sans savoir si nous pourrons en prendre un, c'est jour férié à Managua aujourd'hui. Finalement, nous attendons assez peu et nous rejoignons Leon, en une heure et demie, sans pouvoir bouger un doigt de pied tellement nous sommes serrés.


Petit repos et grande promenade dans les rues de Leon qui selon nos sources est une ville magnifique.
Leon possède 16 églises; la cathédrale constitue le centre de la ville avec son inévitable Parc central. La cathédrale est très imposante mais délabrée à l'extérieur. Elle date du 18 ème siècle et est un bon exemple de l'architecture coloniale.
L'intérieur est étonnement restauré et la promenade sur les toits entre le dômes, offre des vues spectaculaires sur la chaîne de volcans Maribios.









Le reste de la ville est un peu décevant. Leon n'a ni le charme, ni l'ambiance de Granada. Ses bâtiments tombent pour certains en ruine et peu d'efforts semblent avoir été consacrés pour sauvegarder son important patrimoine culturel. Parfois apparaît entre deux demeures coloniales, un horrible bâtiment administratif digne des années 1970.


Partie de basketball sur fond de fresque représentant la révolte étudiante de 1959

Iglesia de La Recolección

Notre première impression est donc que Leon est une petite ville sympathique, certains bâtiments sont très beaux mais elle est incomparable à Granada qui est merveilleuse à tous points de vue.

02/08/2008

Nuit suffocante dans une chambre de 6m carrés sans climatisation et pourvue d'un ventilateur dont le bruit pourrait réveiller les morts.

Le Cerro Negro est l'un des plus petits, des plus jeunes et des plus actifs volcans de la chaîne entourant Leon.
Il se situe à une heure de piste de la capitale de cette région et a pour particularité d'être recouvert de lave noire.

Nous partons de bonne heure ce matin avec un guide et deux américains (qui ont loué un surf) pour faire l'ascension de ce volcan.
Au sommet, il suffit de gratter un peu, le sol est bouillant. Les odeurs de souffre (œuf pourri) nous accompagnent.










Pluie A leon cet après-midi, une peu de repos en perspective. Nous retournons demain à Managua.
Au moment d'aller dîner, impossible de sortir de l'hôtel, la rue s'est transformée en rivière...


03/08/2008

Retour tranquille pour Managua et après-midi de repos.

04/08/2008

Départ en bus (pourri et jaune) pour Catarina, petit village sympathique qui a la particularité de se trouver au dessus de la lagune Apoyo, un lac volcanique de 6 kilomètres de diamètre. Vue infinie sur la lagune et le cratère, Granada et le Lac Nicaragua.


Pour le retour, nous attendons 20 minutes sur le bord de la route qu' un bus daigne s'arrêter, finalement c'est un vieux bus déglingué (bleu cette fois-ci) qui nous prend au passage. Des vendeurs ambulants montent sans cesse pour vendre des médicaments (tablettes à l'unité), et je cite: "moins cher qu'en pharmacie !" ainsi que des extraits de la Bible imprimés sur des cartes postales.
Nous retournons demain au Costa Rica, 10 heures de bus au programme




Costa Rica - Nicaragua, à l'ombre des volcans (3/3)


05/08/2008

Nous voici de retour à San José au Costa Rica après 12 heures de bus et deux pannes de moteur. Enfin une douche chaude après 11 jours d'eau froide...



06/08/2008

Nous retrouvons le froid (relatif tout de même) et la pluie de San Jose. Nous passons donc la moitié de la journée à arpenter la ville dans tous les sens. Nous nous rendons tout d'abord au terminal des bus pour réserver nos billets. Nous partons demain pour Cahuita, sur la Cote Caraïbe.
Nous visitons le Théâtre National datant de 1870. C'est certainement le bâtiment le plus impressionnant de San José. Les peintures qui ornent ses plafonds ont été réalisées en Italie. L'ensemble est magnifique.


Après avoir savouré un petit café en terrasse sur la place de la Culture, nous traversons une partie de la ville à pied.
Halte au Musée d'arts modernes et retour, toujours à pied, à l'hôtel.

07/08/2008

Départ tranquille pour Cahuita à 4 heures de bus de San José. Cahuita c'est un petit village sur la côte est, un petit village à l'ambiance afro-caraibe: ses palmiers, sa mer, ses noix de coco...




Pour le moment, tout ce que l'on voit, c'est ce rideau de pluie qui ne cesse de nous boucher l'horizon depuis ce matin. Pas un rayon de soleil de l'après-midi, pas la moindre éclaircie... Nous sommes confiants, nous savons que le soleil nous réveillera demain matin (enfin nous l'espérons).
Notre chambre d'hôtel donne directement sur la plage, nous nous endormons bercés par les puissantes vagues.

08/08/2008

Un rapide coup d'œil par la fenêtre me donne raison, le soleil va briller aujourd'hui.
Ainsi, pas de temps à perdre. A 6h25 nous passons la porte du Parc National de Cahuita, parc géré exclusivement par la communauté locale d'origine afro-caribéenne. Un sentier de 8 kilomètres longe la mer dans la jungle, nous rentrerons par la route. Au loin il pleut, on y échappera aujourd'hui.
Plusieurs rivières à passer les pieds dans l'eau. Lors du premier passage, nous rencontrons un québécois (Roy), vivant au Cambodge, la soixantaine et qui a pour particularité de vivre pieds nus et de se nourrir exclusivement de fruits. Il nous raconte sa drôle de vie et nous faisons le chemin ensemble. Des centaines de crabes bleus s'enfuient devant nos pas et les singes hurleurs semblent nous guetter du haut de leurs branches.
Je ne résiste pas a la tentation de piquer une tête dans cette eau paradisiaque.






Nous marchons jusqu'à rejoindre la route, il nous reste encore 6 kilomètres, aucune voiture de daigne s'arrêter et nous les parcourons avec notre québécois, pieds nus...
Arrivée à Cahuita. Les baigneurs attirés par le soleil ( après 3 jours de pluie) investissent la Playa Blanca.
15 kilomètres dans les jambes et une sieste bien méritée
Ce soir, un crabe a élu domicile dans la salle de bain. Nous retrouvons Roy (l'homme aux pieds nus) avec qui nous passons la soirée à discuter.

09/08/2008

Nous louons ce matin des vélos pour la journée. Nous longeons ainsi pendant plusieurs kilomètres la Playa Negra, plage au sable noir comme son nom l'indique.





Le soir, Roy nous fait une petite visite de quelques heures, il en connaît désormais autant sur notre vie que nous de la sienne.

10/08/2008

Ce matin, quelques surfeurs se sont donnés rendez-vous sur la plage de Cahuita. Je profite de ces derniers instants sur cette côte Caraïbe au cœur d'une nature luxuriante et préservée.





11/08/2008

Bus pour San José, une fois n'est pas coutume, il n y pleut pas.
Nous restons encore demain lundi à San José. Notre avion pour la France décolle mardi.

12-13/08/2008

Retour à Paris.

vendredi 11 juillet 2008

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